le soleil se lève à l'est les chevaliers du ciel

J'avais beaucoup aimé la musique des films que François avait faits (LES AVENTURIERS, par exemple) et je lui ai proposé de travailler avec moi sur LES CHEVALIERS DU CIEL. II a fait avec moi trente neuf épisodes d'une demi-heure chacun, ce qui représente pas mal de pellicule. Nous nous sommes très bien entendus et c'est tout naturellement que je lui ai demandé de travailler sur LE SOLEIL SE LEVE A L'EST. J'avais rapporté beaucoup de muslque de l'Inde, qu'il devait raccorder avec des musiques européennes. Là encore, il a fait une chanson, interprétée par Johnny Hallyday. Le cinéaste TV est aussi libre, sinon plus, que le cinéaste du grand écran : il peut choisir entièrement librement son compositeur, ses comédiens... L'idéal est évidemment de travailler avec le compositeur avant le tournage. C'est ce qui s'est passé avec LE SOLEIL. Avant mon départ pour l'Inde, il a composé des maquettes de musique que j'ai emportées avec moi, pour des questions de rythme ou de playback. Avant de connaitre de Roubaix, j'ai beaucoup travaillé avec Guy Béart. Avec lui, j'ai fait L'EAU VIVE, PIERROT LA TENDRESSE (qui est très musical mais qui aurait dû être une sorte de PARAPLUIES DE CHERBOURG, un film entièrement musical) et une dramatique TV. Avec Maurice Jarre, j'ai fait LE PUlTS AUX TROIS VERITES ; j'ai également travaillé avec Delerue. De toute façon, je considère la musique comme capitale, que ce soit dans un film ou une oeuvre TV.

Propos recueillis par Jacques Guiod le 8 avril 1975 pour le magazine ECRAN, septembre 1975.